17 juillet 1969

Je fais découvrir le Havre à des amis parisiens, quoi de plus flatteur que de monter à Sainte Adresse, rue du Président Félix Faure pour admirer la vue. C'est amusant de voir à quel point l'image de cette ville est peu flatteuse de prime abord, il fallut discuter ferme pour que l'expédition en Seine Maritime soit validée.    "Chez les communiste, moi, jamais" vocifére au téléphone l'ami Nico", de plus avec votre architecture Stalinienne et votre climat pluvieux, il n'est pas question de faire 220 kilomètres en Ami 6, venez-donc plutôt à Paris".   Mes amis, le Havre est une ville qui bouge, l'architecture évolue, nous pouvons maintenant emprunter la nouvelle passerelle bassin du commerce.    Nous avons aussi une vie culturelle intense. Le film "Le Cerveau" avec Bourvil et Belmondo est sortie dans toutes les salles depuis mars et fait un véritable carton. Vincent Pinel vient de prendre la…

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Voyage de poussière

Abandon, destruction, gravas, atmosphère lugubre, je me promène dans des immenses halls, je ferme les yeux et tente de reconstruire dans ma tête ce que fut le passé des bâtiments désaffectés qui m'entourent. 

Je m'imagine quelques années avant la seconde guerre mondiale, quai Joannes Couvert, dans la grande gare maritime, je suis certainement dans la zone des secondes classes. Avant de monter vers la rampe d'accès qui mène à l'étage ou je me trouve, je suis passé devant le bâtiment inférieur, là ou dans les années 50, les magasins de luxe proposeront aux voyageurs montres, bijoux, bagagerie et certainement beaucoup d'autres objet de confection Française. New-York, Rio de Janeiro, les Antilles, l'Asie, l'Indochine, la Polynésie, autant de destinations déservies par cette gare transatlantique, la plus grande du monde.

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