Gilles l’horloger

  Aille, barillet, coussinet, échappement, foudroyante, marteau, roue… une poésie de mots pour un rêveur idéaliste. Gilles Gaignoux n'était pas prédisposé à devenir horloger. Rébellion familiale et amour de la nature lui font quitter rapidement le Havre pour devenir berger après l'école agricole. Quelques années de solitude à surveiller et soigner les moutons forment  l'esprit et le caractère mais aussi le recul nécessaire pour entrevoir ce que pourrait être l'avenir. Le père de Gilles, "Claude", est horloger de formation, mais ses passions sont tournées vers la musique. Il joue du violoncelle à merveille, puis vient l'amour de la peinture à travers laquelle il décrit avec tendresse son environnement proche, famille, nature, mer. D'influence post-impressionniste, les œuvres de Claude sont le reflet de toute une génération. il dépeint si bien les ambiances, la chaleur du soleil, les contre-jours sur la plage du Havre et les enfants jouant sur le sable. Une passion…

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Qui en veut à Aristide Briand?

Humeur du dimanche Le prix Nobel de la paix 1926 en aurait eu les moustaches hérissées en voyant le spectacle de désolation d'une rue du Havre portant son nom.   Au-delà des grand travaux de rénovation des chaussées et voirie en prévision du futur tramway, les façades des commerces et immeubles sont proche de l'abandon total. On pourrait être dans un pays en voie de développement ou le manque de finances reporte à des jours plus heureux le mise en œuvre des réhabilitations.   Pour ajouter à la cocasserie, mieux vaut ne pas avoir la tête en l'air quand vous flânez, en plus des tranchées diverses, ce qui reste des trottoirs est maculé de magnifiques matières naturellement évacuées par un organisme animal, sous forme solide ou liquide, la fameuse "crotte de chien". Il fait froid ce dimanche, j'ai un peu le cafard.

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Le temps des ASA

    Claude et Pierre L'un est une figure incontournable de la vie d'un photographe havrais depuis 35 ans (Claude), l'autre fut mon professeur de photographie à l'époque où j'étais à l'école d'Art (Pierre). Claude Guignery a vendu tout ce qui existe comme appareils photo, objectifs et accessoires divers. Je l'ai connu à l'âge de 15 ans quand je venais acheter mes premières pellicules chez Rolland, près du Rond-Point, c'était l'époque des vendeurs en blouse blanche, synonyme de technique et de savoir. J'étais impressionné devant la multitude de matériel et je rêvais de pouvoir acheter un jour un Hasselblad ou un Leica. Claude avait un patron, Etienne (Rolland), il me vouvoyait toujours et quand je lui demandais un renseignement spécifique en rapport avec un achat futur il me rétorquait : "Monsieur Maslard, ce que vous me demandez se trouve comme une "housse de cathédrale" et de plus ça se vend…

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